ACTUALITÉ AUTOMOBILE

Geely étudie sérieusement sa venue en Amérique du Nord

7 janv. 2026

Résumé
Nous avons envoyé une requête à Geely pour savoir si le Canada fait partie des plans.

À ce jour, l’industrie automobile chinoise n’a pas officiellement intégré le marché nord-américain. Les tarifs très importants appliqués aux véhicules venus de Chine sont notamment à blâmer dans ce dossier, mais d’autres facteurs expliquent aussi l’absence de marques chinoises aux États-Unis et au Canada, comme la sécurité nationale martelée par l’administration Trump et même celle de son prédécesseur à la Maison-Blanche, Joe Biden.

Toutefois, il ne faut surtout pas compter l’industrie automobile chinoise pour battue. En fait, il est quasi inévitable que des divisions automobiles chinoises pénètrent notre marché et celui de nos voisins au sud du 49e parallèle.

Plus tôt cette semaine, à l’occasion du CES de Las Vegas, une entrevue accordée au réseau Autoline par le vice-président des communications du groupe Geely Holding Group, Ash Sutcliffe, a mis en lumière que cet important conglomérat qui regroupe déjà des marques installées sur le continent comme Volvo et Polestar (ou même Lotus dans une moindre mesure) envisageait sérieusement son entrée sur le marché américain. Est-ce que le Canada fait partie des plans de Geely? La question mérite d’être posée, surtout avec la conjoncture des derniers mois.

Ailleurs dans le monde, Geely commercialise aussi ses véhicules sous d’autres bannières comme Zeekr ou Lynk & Co, pour ne nommer que celles-là.

La présence de Volvo aux États-Unis se veut un catalyseur à la venue d’autres marques issues du groupe Geely. L’usine située en Caroline du Sud pourrait servir de tremplin à la production de ces modèles issus de marques chinoises ou, du moins, affiliés au groupe Geely.

Pour le moment, le relationniste du groupe a indiqué qu’une annonce plus officielle pourrait être faite d’ici 24 à 36 mois. Évidemment, il ne s’agit pas d’un dévoilement de nouveau modèle, mais bien d’un premier pas pour investir l’Amérique du Nord.

Tout ceci est au conditionnel au moment d’écrire ces lignes, car l’incertitude qui règne aux États-Unis, sans oublier la compétition de plus en plus féroce entre les deux plus grandes économies mondiales (la Chine et les États-Unis) ne sont que deux des nombreux obstacles à l’arrivée de constructeurs chinois de ce côté-ci de l’Océan Pacifique.

Quant à la qualité de ces véhicules assemblés par des marques peu connues sur notre marché, il y a fort à parier que le niveau déjà observé à bord des véhicules de Volvo et de Polestar est un indice de ce qui pourrait être offert avec ces modèles appartenant à Zeekr, Lynk & Co, Geely et les autres.

Reste maintenant à voir quelle sera la réponse du gouvernement de Washington à ce sujet, mais aussi comment réagiront les hautes directions des autres constructeurs présents en Amérique du Nord, notamment celles des Trois Grands américains : GM, Ford et Stellantis.

Rencontrez l'auteur

Ayant étudié en journalisme à l’Université de Montréal, Vincent Aubé a décidé de joindre l’utile à l’agréable en consacrant sa carrière à couvrir tout ce qui a quatre roues et un volant.