INSOLITE

Trouvaille de la semaine : Dodge Challenger SRT Hellcat Widebody 2023

30 janv. 2026  · 4 min de lecture

Résumé
La dernière génération de la Dodge Challenger fait encore tourner les têtes

La dernière génération de la Dodge Challenger fait encore tourner les têtes, et ce, même si la production du modèle a cessé en 2023. Depuis, son constructeur tente d’attirer les amateurs de muscle cars avec la plus récente Dodge Charger. Ce nouveau modèle, livrable en coupé ou berline, peut aussi sortir de l’usine avec une motorisation électrique (Daytona) ou deux niveaux de puissance du moteur 6-cylindres en ligne (R/T ou Scat Pack).

Toutefois, au moment d’écrire ces lignes, le V8 Hemi brille toujours par son absence, quoique cet aspect risque d’être corrigé assez rapidement par les ingénieurs de la marque. En attendant ce moment historique pour la plus récente Charger, les inconditionnels peuvent toujours envisager l’acquisition d’une des dernières Challenger vendues en 2023, la dernière de la lignée inaugurée en 2008.

Pour consulter l’annonce, cliquez ici.

Prenez cet exemplaire Challenger SRT Hellcat Widebody à boîte manuelle par exemple. À travers les pages d’AutoHebdo, il n’y a pas de Challenger plus dispendieuse au pays, à moins qu’un modèle classique soit dans votre palette de bolide potentiel.

Fièrement habillé de cette couleur surnommée « Plum Crazy », ce coupé Challenger SRT Hellcat à carrosserie élargie ne compte même pas 5 000 km, ce qui explique en partie son prix démesuré de 134 777 $.

Depuis son lancement en 2015, la Dodge Challenger SRT Hellcat a redéfini le muscle car moderne. Propulsée par le légendaire V8 HEMI suralimenté de 6,2-litres de cylindrée, elle développe 707 chevaux et environ 650 lb‑pi de couple, propulsant ses occupants dans une expérience sonore et physique que peu de voitures contemporaines peuvent offrir. La version Widebody élargit les voies de trois pouces pour loger des pneus Pirelli 305/35ZR20, améliorant non seulement la stabilité, mais aussi l’agilité d’un véhicule qui, autrement, pourrait se montrer capricieux sur l’asphalte.

Ici, chaque détail compte : les freins Brembo, la suspension renforcée et le différentiel arrière à glissement limité transforment cette voiture en véritable machine de performance équilibrée, capable de rester vivante même lorsqu’on pousse le moteur à ses limites. Sans surprise, il est assez facile de réduire les gommes arrière en fumée, grâce à ce rutilant moteur V8.

Pour les puristes des trois pédales, il n’y a pas de meilleure Challenger sur le marché, quoique les livrées munies du V8 Hemi atmosphérique de 6,4-litres soient également à considérer, malgré la puissance inférieure. Ce qui distingue cette Hellcat, c’est sa transmission manuelle à six rapports, une gracieuseté de l’équipementier Tremec.

Le modèle Widebody n’est pas qu’une question de performance : il change radicalement l’attitude de la voiture. Les ailes élargies, le capot sculpté, les sorties d’échappement imposantes et le profil musclé lui donnent un air de prédateur prêt à bondir, fidèle à l’ADN Dodge depuis l’époque des Challenger R/T et Charger de la fin des années 60 et 70. Cette voiture n’est pas seulement rapide : elle impose le respect même à l’arrêt.

L’habitacle, lui, reste fidèle à l’idée de muscle car moderne : sièges enveloppants en cuir, instrumentation complète, écran central tactile, mais tout est centré sur le conducteur. Le volant à base aplatie est franchement plus agréable à tenir en main (que dans les premières versions de cette Challenger moderne) et le levier de vitesse légèrement incliné vers l’avant et la gauche, rappelle la belle époque du levier « Pistol Grip », mais dans une configuration moins poussée.

Reste maintenant le prix demandé qui s’avère très salé. Mais, pour un collectionneur aguerri, cette Challenger moderne a tout ce qu’il faut pour accrocher un sourire à quiconque jette un coup d’œil à ce monstre américain. Ce qui est bien avec cette Challenger la plus dispendieuse, c’est qu’il y a d’autres options plus « économiques » au pays.

Rencontrez l'auteur

Ayant étudié en journalisme à l’Université de Montréal, Vincent Aubé a décidé de joindre l’utile à l’agréable en consacrant sa carrière à couvrir tout ce qui a quatre roues et un volant.