Résumé
Un prototype sur glace à Saint-Alexis-des-Monts.

Saint-Alexis-des-Monts, Québec – Le Volkswagen Atlas a été lancé en 2017 comme modèle 2018. À l’époque, on se souviendra que certains puristes de la marque ont eu des crises d’urticaire. Il était en fait inhabituel pour la compagnie qui nous a donné la Golf de proposer un véhicule aussi massif et aussi… typiquement américain.

Pourtant, le tout s’inscrivait dans l’esprit de conquête du marché nord-américain par la marque, une opération lancée il y a 15 ans avec l’ouverture de l’usine de Chattanooga, en Alabama. Nous avions d’ailleurs eu droit, à ce moment-là, à un véhicule Volkswagen très américanisé : la berline Passat.

La réalité du marché a fait en sorte que ce soit un VUS que la compagnie a proposé pour 2018. Et le temps lui a donné raison. Les ventes de l’Atlas se portent bien depuis son lancement.

Depuis lors, le véhicule a profité de deux mises à jour, en 2021 et en 2024. Pour 2027, le temps était venu, une nouvelle génération débarquera sur le marché. Cette dernière sera officiellement dévoilée au Salon de l’auto de New York, qui se tiendra au début du mois d’avril.

Chose rare, Volkswagen nous a confié les clefs d’un prototype de cette deuxième génération de l’Atlas afin que nous puissions nous en faire une idée avant même son grand dévoilement. Nous n’allions pas manquer l’occasion de grimper à bord du modèle pour un premier contact, même bref.

Le tout s’est déroulé à l’abri du regard des curieux, soit en circuit fermé sur les eaux gelées du lac Sacacomie, à Saint-Alexis-des-Monts, au Québec.

Concernant ce que nous pouvons partager, c’est plutôt restreint. Néanmoins, nous disposons de suffisamment d’éléments pour vous donner un avant-goût.

Un style en continuité

Évidemment, il est difficile de discerner les subtilités d’un design sur un modèle portant un habit de camouflage. Ce qui est clair toutefois, c’est que le modèle demeure dans le même esprit. Les dimensions du véhicule sont identiques, y compris son empattement. L’Atlas 2027 hérite d’une nouvelle plateforme, qui s’avère être la même que celle qui sert le nouveau Tiguan.

Il est toutefois possible de tricher un peu. Si vous voulez avoir une très bonne idée des lignes du modèle, il suffit de jeter un coup d’œil au Volkswagen Teramont commercialisé ailleurs, notamment en Chine. C’est essentiellement ce que l’on retrouve sous le camouflage des prototypes photographiés.

Bien sûr, nous ne savons pas encore en quoi va consister la gamme, mais nous pouvons imaginer le même nombre de variantes qu’actuellement, soit quatre. La division canadienne de l’entreprise nous a également confirmé que l’ensemble R-Line, qui représente le choix de plus de 50 % des acheteurs au pays, allait être de la partie. Nous l’aurions deviné en examinant le modèle de près, car le logo R est visible sur la grille et, notamment, sur les flancs.

Habitacle

Ce qui nous était formellement interdit lors de l’événement, c’était de photographier l’intérieur. Nous avons cependant le droit de partager avec vous quelques informations.

Sans surprise, le modèle conserve ses trois rangées et l’espace est roi, tant à l’avant qu’à l’arrière. Des écrans sont présents au tableau de bord, mais nous ne pouvons vous divulguer leurs dimensions. Vous savez toutefois, comme nous, que les constructeurs n’ont pas l’habitude de les réduire lors de la refonte de modèles; à vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Les responsables nous ont mentionné que la compagnie avait mis beaucoup d’accent sur la qualité de ce qui est présenté à bord. Nous pouvons vous dire que c’était bien avec les modèles découverts sur place, mais il faudra voir à quoi ressemblera l’offre pour l’entièreté de la gamme. Plusieurs matériaux, nombre d’agencements possibles, etc.

Aussi, certaines commandes ont bien entendu été revues, ce qui est attendu avec des modèles de nouvelle génération.

Pour résumer le tout simplement, disons que nous avons droit à une belle évolution, mais à rien de dépaysant.

Le moteur

Sous le capot, Volkswagen mise toujours sur un 4-cylindres turbo de 2,0-litres. Le constructeur parle d’une évolution de ce dernier, qui sert également le nouveau Tiguan. Volkswagen nous a confirmé que le modèle gagne en puissance. Il a été impossible de savoir si ça concernait les chevaux et le couple.

La génération actuelle propose 269 chevaux et 273 livres-pieds de couple. Nous pouvons nous attendre à une hausse, mais pas à un bond considérable de la prestation. Il n’a pas été question de la boîte de vitesses. Le modèle est actuellement livré avec une transmission automatique à huit rapports et rien ne laisse croire qu’il y aura des changements de ce côté.

Quant aux rumeurs au sujet d’une variante hybride, la compagnie garde le secret, mais confirme son intention de proposer un Atlas hybride en Amérique du Nord. Et elle précise aussi qu’elle fait référence à quelque chose d’hybride et non à quelque chose d’hybride rechargeable. Plus de détails sont à venir.

Sur la glace…

Notre essai du Volkswagen Atlas 2027 s’est entièrement déroulé sur la glace. Nous pouvons vous confirmer l’efficacité du système 4Motion et le contrôle qu’il est facile d’exercer en situation de dérapage; le comportement du véhicule est prévisible.

Évidemment, sans temps prolongé sur la route, nous ne pouvons pas évaluer la motorisation, la suspension, l’insonorisation, ainsi que bien d’autres aspects avec précision. Ça viendra, alors que les essais du modèle suivront sa présentation au Salon de l’auto de New York au début d’avril.

Soyez certains de consulter nos pages pour tout savoir sur le Volkswagen Atlas 2027, à la suite de sa présentation à New York.

Le modèle est attendu chez les concessionnaires à l’automne.

Rencontrez l'auteur

Historien de formation, Daniel Rufiange a enseigné cette matière pendant 16 au secondaire avant de se tourner vers la chronique automobile, un métier qui lui permet de combiner ce champ de connaissance avec deux autres passions : l’écriture et l’automobile.