Satisfaction : les électriques en hausse, les PHEV en baisse
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Une récente étude menée par l’organisme américain JD Power révèle que la satisfaction des propriétaires de véhicules 100 % électriques atteint son plus haut niveau depuis la création de l’enquête en 2021.
Le chiffre le plus révélateur concerne les propriétaires de VÉ alors que 96 % d’entre eux affirment qu’ils envisageraient d’en racheter ou d’en relouer un pour leur prochain véhicule. Dans une industrie où la loyauté est souvent volatile, ce taux impressionne.
Le marché américain des VÉ a peut-être encaissé un choc après la disparition du crédit d’impôt fédéral, mais la satisfaction des propriétaires, elle, n’a jamais été aussi élevée. Brent Gruber, directeur général de la division VÉ chez JD Power, souligne que les progrès en matière de technologie des batteries, de performance globale et surtout d’infrastructures de recharge expliquent cette montée constante de la confiance.
Dans le segment de luxe, la satisfaction liée à la disponibilité des bornes publiques grimpe à 652 points (sur 1 000), en hausse spectaculaire de 101 points sur un an. Du côté grand public, la note atteint 511 points, un bond de 115 points.
L’explication tient à deux phénomènes majeurs : l’expansion accélérée des réseaux publics et l’ouverture progressive du réseau de bornes de recharges Tesla à d’autres constructeurs, avec la démocratisation du système NACS (pour North American Charging Standard). Ce dernier élément a particulièrement changé la donne pour les propriétaires de modèles qui ne proviennent pas de la marque co-fondée par Elon Musk, qui bénéficient désormais d’un accès à l’un des réseaux les plus fiables du continent. Ironiquement, même les clients Tesla, longtemps choyés par un écosystème fermé, voient leur satisfaction rebondir après une période d’adaptation à ce réseau plus ouvert et plus achalandé.
L’étude note également une amélioration marquée de la qualité perçue. Les VÉ de luxe enregistrent 75 problèmes par 100 véhicules (PP100), soit une amélioration annuelle de 15,9 problèmes. C’est la meilleure performance de ce segment depuis la création de l’étude.
Parmi les irritants les plus souvent corrigés, on retrouve les bruits parasites dans l’habitacle, les grincements, ainsi que certains bogues liés aux aides à la conduite. Dans le créneau grand public, la moyenne s’établit à 92,2 PP100 — un écart encore notable, mais lui aussi en amélioration.
L’autre constat fort de l’étude concerne la comparaison entre véhicules 100 % électriques et hybrides rechargeables (PHEV). Malgré leur polyvalence théorique, ces derniers continuent d’afficher des niveaux de satisfaction inférieurs.
Dans le segment de luxe, les électriques obtiennent une note globale de 786, contre 756 pour les PHEV comparables. Du côté populaire, l’écart est encore plus marqué : 727 pour les VÉ, contre 658 pour les PHEV.
La raison est limpide : les PHEV combinent deux motorisations, donc deux sources potentielles de coûts et d’entretien. Même si leur technologie batterie progresse, ils conservent les exigences mécaniques d’un moteur thermique. Les VÉ, eux, évitent cette complexité.
Au classement général, la Tesla Model 3 domine avec une note de 804. Elle devance le Tesla Model Y (797) et la BMW i4 (795) dans le segment de luxe. Du côté grand public, la Ford Mustang Mach-E prend la tête avec 760 points, suivie de la Hyundai IONIQ 6 (748) et du Kia EV9 (745).

